En janvier de cette année, un blogueur est tombé par hasard sur quelque chose d’intéressant sur Google Traduction.  (J’ai essayé le refaire, mais j’ai découvert que ce faux pas avait été corrigé).  

Le blogueur avait tapé par hasard “NOUS DÉTESTONS VRAIMENT CETTE ENTREPRISE” dans la case Traduction et avait réglé la langue sur japonais, et devinez quoi ?

La réponse est apparue : …Facebook !

Un autre utilisateur a découvert que quand il écrivait ‘détestons’ au lieu de ‘Détestons’ le résultat n’était pas Facebook, donc apparemment, les majuscules et les minuscules ont aussi un impact sur la traduction !

Et cela dit, il ne s’agissait pas de quelqu’un qui exprimait sa colère suite à la tentative avortée de Facebook de lancer le service 'Free Basics' en Inde - Il s’agissait d’un authentique bug du système. Une preuve supplémentaire que les machines ne peuvent pas vraiment faire le travail d’un traducteur humain, simplement parce que les machines ne peuvent pas aller au-delà de la sémantique pour capturer les nuances d’une langue.

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À un autre moment, j’ai tapé Landeskunde dans la barre de recherche de Google et cela m’a conduit à un article de Wikipédia, où cette approche allemande de l’enseignement des langues étrangères avait été expliquée par le charabia qui suit : “…fait référence à l’apprentissage de la géographie par le biais de documentation culturelle et d’informations de base sur le pays ou la région, dont la langue un. Les informations régionales sont utilisées dans les manuels de langues étrangères comme vecteurs pour l’enseignement des langues. Il est de la responsabilité de l’enseignant, les informations de base des étudiants sur chaque pays cible de servir de médiateur.”

Plait-il ?

J’ai abandonné au bout d’un moment, quand j’ai réalisé que la communication est un processus culturel complexe et que les services de traduction automatique ont encore un long chemin à parcourir avant d’être capables, si tant est qu’ils puissent l’être un jour, de décoder complètement le contexte d’un mot ou d’une expression dans une autre langue.

Voilà le nœud de l’histoire ; c’est un sérieux dilemme : “Si la culture n’est rien d’autre que la programmation collective de l’esprit," peut-on partir du principe qu’un logiciel peut-être suffisamment intelligent pour être capable d’appliquer des règles de grammaire préprogrammée pour franchir tous les obstacles interculturels et instaurer un point de référence commun entre collègues, clients, partenaires commerciaux et enseignants et élèves ?

De toute façon, comment programme-t-on le bon sens ?

Prenez par exemple la campagne publicitaire « Make in India » qui a été conçue avec brio pour :

  • Premièrement, nous rendre plus confiants dans notre capacité à produire et
  • deuxièmement, nous encourager à montrer ce talent au reste du monde

À une époque où les entreprises migrent sur le web, et qu’Internet nous aide à franchir les barrières géographiques, est-ce que ce double but peut être atteint sans surmonter aussi les barrières linguistiques ?

Est-ce que des places de marché et des grands noms du commerce électronique en Inde tels que Quikr, OLX,

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Flipkart et Snapdeal peuvent atteindre le cœur de l’arrière-pays rural et entrer en contact avec les ruraux (le fameux géant endormi) sans parler leur langue ? Bien sûr que non, c’est d’ailleurs pour cela que tous ces sites ont leur version en langue locale. La communication marketing, comme celle de "Bech De" etc., est également toujours rédigées en Hinglish, un mélange d’hindi et d’anglais.

Même Amazon, a récemment sorti une campagne publicitaire baptisée "Aur Dikhao" et British Airways une campagne publicitaire baptisée #FuelledByLove (CarburerAl’Amour) supposées faire appel à l’attrait des Indiens pour tout ce qui est à l’eau de rose.

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Tout cela pour dire que vous ne pouvez pas briser la glace avec le consommateur local, si vous ne parlez pas sa langue, et on ne parle pas ici de Google Traduction, mais de faire appel à des prestataires de services linguistiques, enfin, en principe…

Les prestataires de services linguistiques peuvent aider les entreprises à se développer en envoyant leurs offres d’un pays à un autre. Ils peuvent les aider à traverser les barrières culturelles grâce à leur compétence pour réaliser une traduction juste qui capture les fines nuances d’une langue, et qui soit capable d’établir un lien émotionnel avec le public cible.

En résumé, votre entreprise ne peut pas se développer en Inde, si vous vous limitez au Queens English, l’anglais d’Angleterre .       

Êtes-vous d’accord avec cela ?

Envoyez-nous vos commentaires et vos remarques.        

D’après un texte de Radhika Sachdev de mars 2016, traduction: Laura.