Certains auront reconnu cette citation du livre "How to be an alien" de Georges Mikes qui aura été pour moi, comme "Des souris et des hommes" dans un autre genre, un livre imposé qui se révèlera une lecture passionnante.

Ce billet s'intéresse à l'accent en interprétation. 

Tout est parti de la prestation du journaliste sportif/interprète occasionel de France Télévisions, Daniel Lauclair. Visiblement un peu provocateur, il a "interprété" en voix off les propos de l'entraîneur du FC Barcelone, Luis Enrique, en prenant un accent espagnol d'opérette.

accent interprète

(Luis Mariano dans l'opérette "le chanteur de Mexico)

Quel interprète (professionnel) n'a pas rêvé de faire la même chose ? Surtout après une journée marathon où les intervenants "à accent" se sont succédé au pupitre, sans que les auditeurs francophones se doutent de la difficulté du déchiffrage pour les interprètes qui, eux, font bien attention de parler un français standard, aussi compréhensible dans la syntaxe que dans l'accent.

L'exercice se complique parfois quand l'orateur ajoute une blague à son intervention...(voir à ce sujet un ancien billet).

Vous l'aurez compris, les interprètes professionnels ne doivent pas avoir d'accent, même si l'orateur s'exprime lui même avec un accent régional, ou un accent étranger. Leur première préoccupation est de transmettre le sens de l'intervention de la manière la plus fluide et la plus naturelle possible. Pour les accents il reste Smaïn, Michel Leeb, Dany Boon, Gad Elmaleh...et Daniel Lauclair ! 

Les exploits de Daniel Lauclair sont à écouter ici.

*Vraiment, vous parlez un excellent accent sans la moindre trace d'anglais.